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Passer par un courtier en France ou au Luxembourg : quelles différences ?

Si vous vous rendez sur le site de Courtier.fr, c’est probablement que vous envisagez de recourir à un courtier dans un futur proche. Il pourrait par exemple s’agir d’un rachat de crédit ou de l’obtention d’un crédit immobilier au meilleur taux possible. Quoi qu’il en soit, il y a une question que l’on se pose rarement : comment cela se passe-t-il dans les pays frontaliers à la France ? Nous allons nous intéresser spécifiquement ici au cas du Luxembourg qui devrait intéresser les personnes habitant dans le Grand Est !

Courtage au Luxembourg : un marché avec ses propres spécificités

Le Luxembourg est un (très) petit pays, ce qui se traduit par un marché assez atypique par rapport à la France. Cela se voit en premier lieu avec le profil des travailleurs francophones : frontaliers travaillant au grand-duché, expatriés, entrepreneurs… On est donc face à des individus relativement aisés qui n’ont pas de problèmes d’endettement.

De fait, en cherchant un courtier au Luxembourg, vous tomberez sur des offres de crédits répondant à des besoins précis. C’est-à-dire le financement d’une voiture, de travaux à la maison ou encore un voyage (prêt personnel). Il est bien sûr possible de demander un regroupement de crédits si vous avez plusieurs prêts en cours et que vous désirez simplifier les paiements.

Par ailleurs, la supervision des professionnels du secteur financier au Luxembourg relève de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). On peut dire que c’est l’équivalent local de l’ACPR française (nous y reviendrons). Retenez que les courtiers sont tenus à des obligations strictes et doivent notamment être transparents sur le TAEG et le coût total du crédit.

Courtage en France : un cadre qui se veut “balisé”

Passons maintenant à la France dans laquelle le courtier est un intermédiaire réglementé soumis à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Celui-ci doit obligatoirement être inscrit sur le registre de l’Orias qui gère les intermédiaires en assurance, banque et finance. C’est pourquoi vous pouvez vérifier à tout moment en tant qu’emprunteur si le courtier qui vous intéresse est bien inscrit dans ce registre afin d’éviter toute fraude.

Dans ce cadre assez balisé, le rôle du courtier français n’est fondamentalement pas différent du courtier luxembourgeois. Son but est en effet de vous orienter vers la solution la plus adaptée après avoir comparé plusieurs établissements partenaires. Même s’il récupère bien sûr une commission au passage, il peut vous permettre d’économiser plusieurs milliers d’euros sur votre grâce à l’obtention d’un taux avantageux.

Notez enfin que les profils d’emprunteurs sont plus variés en France : jeune couple pour l’achat d’un bien immobilier, retraité pour le choix d’une assurance… On note toutefois qu’avec la hausse des taux d’intérêt, ce sont avant tout les crédits immobiliers qui sont contractés dans le cas d’un courtage ces dernières années en France.

Quelles sont les principales différences à retenir alors ?

Nous nous sommes surtout concentrés jusqu’à maintenant sur les spécificités de chaque pays sans mettre en exergue leurs différences. Selon nous, leur cadre respectif se vaut largement : qu’il s’agisse de la CSSF ou de l’ACPR, on est face à des réglementations assez strictes. Suffisamment en tout cas pour vous éviter une mauvaise surprise à l’arrivée. Rappelons que l’obligation d’indiquer le TAEG s’applique dans toute l’Union européenne depuis 2014, d’où le fait qu’il concerne aussi bien la France que le Luxembourg.

Si on doit chercher des points discordants, c’est donc sur d’autres aspects que le cadre. En voici deux : 

  • L’accès aux produits financiers. D’une manière générale, les courtiers au Luxembourg proposent des solutions plus souples grâce à un environnement bancaire plus ouvert qu’en France. Pour les profils atypiques (patrimoine transfrontalier, revenus en devises étrangères…), c’est donc souvent plus intéressant. Attention néanmoins : il y a tout de même des conditions précises à respecter, n’espérez pas obtenir un crédit sans revenus fixes !
  • La culture du conseil. En France, si vous n’avez pas le bon document pour le prêt en question, le courtier prendra rarement la peine de vous conseiller. C’est un peu moins codifié au Luxembourg, pays dans lequel on adopte une approche plus personnalisée. C’est en partie lié au fait que la population y est plus réduite. D’autre part, si vous n’êtes pas à l’aise avec le français, vous aurez tout à fait la possibilité de communiquer en anglais !